La tour de Beaulieu depuis sa fenêtre

Depuis la pose de gabarits – quatre ballons blancs – ce mardi 18 mars pour signaler le volume de la future tour de Beaulieu, chacun peut se faire une idée de l’intégration du bâtiment dans la “skyline” lausannoise. En particulier, plus que la question de la “skyline” elle-même, ce qui intéresse très probablement les habitants est d’avoir un aperçu de la nouvelle “vue” dont ils bénéficieront depuis leur chez-soi. Et si je me sens particulièrement concerné par la question, c’est parce qu’habitant le quartier de Vinet-Beaulieu je serai un riverain direct de cette construction, en témoigne la vue depuis mon appartement :

Vue de la future tour de Beaulieu (Taoua), LausanneBallonsBeaulieuLes ballons apparaissent discrètement derrière le volume beige dessiné. Voir ci-contre pour une vue des ballons sans volume de la future tour de Beaulieu (au nombre de deux sur la photo, prise alors que les deux autres avaient été rentrés en raison du vent).

La tour n’est pas une “nuisance” visuelle

Si la tour est visible depuis ma fenêtre, c’est parce que celle-ci se trouve au 5e étage d’un bâtiment qui a la chance de ne pas avoir, dans cette configuration, de vis-à-vis immédiat. Vue sous cet angle, elle représente une emprise visuelle largement inférieure à l’imposante tour du chemin du Frêne (à gauche). Elle est d’ailleurs bien moins haute (et à plus forte raison encore pour les locataires des étages inférieurs) que le bâtiment qui nous fait face (à droite).

Quel “droit à la vue” ?

Lors de séances d’informations publiques, j’entend des riverains se plaindre de perdre un morceau de ciel ou un bout de lac. Quel bel exemple de solidarité avec les lausannois qui n’ont pas la chance d’avoir une vue si dégagée ! Partir du principe qu’un tel “droit à la vue” existe revient à oublier que la très grande majorité des habitants vivent avec le mur du bâtiment d’en face à 20 mètres de leur fenêtre, sans possibilité de se prononcer sur la couleur de celui-ci ou sur la quantité de soleil qu’ils souhaitent pour leurs géraniums !

La ville, en ville !

Je suis fier d’habiter une ville qui construit la ville à la ville, qui a le courage d’édifier, de temps en temps, un bâtiment symboliquement fort. A titre personnel, je me réjouis du développement de ce quartier aujourd’hui peu accueillant, autour d’un tel repère visuel et du parc public qui va avec et qui contient les germes d’une vrai vie de quartier !